Mardis littéraires : les auteurs en parlent

Publié le 20 Octobre 2012

Ce mardi 16 octobre, c'est à Levallois que nous nous sommes retrouvés pour la deuxième édition des Mardis Littéraires Gourmands. La charmante présidente, Madame Pascale Roux entourée des membres du Rotary recevaient donc les Editions du Banc d'Arguin au Parc de la Planchette dans une jolie salle à l'atmosphère chaleureuse.

Marie-Christine Barrault nous a enchantée par ses lectures et sa très grande disponibilité.

Les auteurs sont les mieux placés pour expliquer leur ressenti, laissons leur donc la parole :

Annie Mullenbach, dont nous avons pu entendre un extrait du très beau Et l'été les emporta

« Le dîner littéraire et gourmand, deux gourmandises à la fois, c'était donc mardi soir, 16 octobre, et ce fut une merveilleuse soirée toute empreinte de beaux textes lus avec beaucoup de sensibilité et de dynamisme par la comédienne Marie-Christine Barrault. Un plaisir de l'entendre, plaisir partagé, je pense, par les 65 convives dans un climat d'écoute que l'on pouvait qualifier de religieux.

On avance à sa suite dans l'histoire qu'elle nous lit, on y est, on y respire le mystère, l'amour, la passion, le drame... elle nous embarque par la seul magie d'une voix , mais quelle voix ! Elle vibre, et nous aussi, avec ses personnages qui ne sont plus de papier mais de chair et de sang. Et, en bouquet final, elle va jusqu'à nous jouer une scène d'une pièce inédite de Saint-Saëns,- oui, le musicien écrivait ! -jouant simultanément deux personnages d'une drôlerie irrésistible.

Merci à Jean-François Mouriot de nous avoir permis une telle rencontre. On attend déjà la prochaine soirée... »

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Christian Cardot, pour son recueil Rue des Coquelicots dont nous avons découvert un extrait de Rêves de coquelicots

« Entendre Marie-Christine Barrault lire mon texte en trouvant le ton juste, en tous cas celui que j'ai voulu donner à l'écriture de cette nouvelle, m'a rempli d'aise et mis de bonne humeur pour le reste de la semaine.

La formule de la soirée est plaisante puisque en plus, à table, le temps du diner, les échanges entre les différents invités furent nombreux et intéressants. Enfin, au dessert, pas bêcheuse Marie-Christine Barrault est venue saluer chacun d'entre nous. »

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Yves Aillerie, dont nous avons entendu un extrait de la nouvelle Les Amants de Murano

« C’est toujours un moment très particulier celui où l’on redécouvre son propre texte, le texte qui nous a valu tant d’efforts et tant de nous ; car quand il est porté par la voix d’un autre, on le découvre réellement, comme s’il était neuf. Enfin, pas tout à fait.

Car quand cette voix est celle de Marie-Christine Barrault, le sentiment est plus complexe, encore. Il y a de la fierté, de l’émotion. On voudrait ne pas déjà savoir l’intrigue que nous avons nous-même imaginée, on voudrait se dire « j’aime ce texte », ou « quel bavardage inutile et quelle médiocre histoire ». On le voudrait, sincèrement, et on ne peut pas. On voudrait se détacher, on voudrait écouter le texte, comme n’importe qui, comme ceux qui le découvrent pour la première fois, et puis c’est plus fort, tout revient, le contexte de l’écriture, la mécanique de l’imagination, l’écriture.

Quand c’est Marie-Christine Barrault qui lit notre texte, il y a ce plaisir d’être accompagné par cette voix familière, étrangère, portée par le jeu d’une actrice qui cherche les lumières pour mieux dire et mieux servir. Et puis, il y a la respiration du texte. Comprendre que la ponctuation que nous avons imposée à nos mots, nous auteurs, est reprise par le rythme de la lecture, comprendre qu’elle, elle la grande actrice, lit notre texte comme nous l’avons vécu nous même en l’écrivant. Ou au contraire impose un souffle différent. Avec bonheur.

Et tout cela, cet honneur, ce plaisir, cette crainte, cette honte, cette envie de se cacher et de rougir tranquille, c’est de l’intime. Alors, si c’est de l’intime, gardons-le pour nous, pourquoi en parler ? Pourtant, c’est tout cela qui me ferait dire un grand merci à Marie-Christine Barrault, à Jean-François, aux organisateurs qui avaient mis à disposition leur gentillesse et leur salle magnifique, une belle sono, de belles lumières.

Oui, le sentiment est complexe. »

Rédigé par Les éditions du Banc d'Arguin

Publié dans #mardis litteraires

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A
Complexe, oui, j'ai vécu ce soir-là une belle et terrible émotion comme si ce n'était pas moi qui avais écrit les phrases que la comédienne lisait et que je recevais de plein fouet.
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A
Une belle soirée dont les auteurs parlent fort bien ! <br /> Merci Jean-François pour tout ce plaisir.
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